La pièce de théâtre aura duré pas mal de temps.
Les lignes auront défilé à une vitesse folle.
Y aura eu des commentaires adorables, des souvenirs, des rencontres.
Mais pourquoi fait on un blog ?
De la reconnaissance à en mourir, c'est ça ?
J'l'arrête pas c'blog, j'le continues pas, j'fais rien.
J'le laisses, je reviendrais ptêt.
J'ai plus l'impression d'être à ma place ici alors j'recommence autre part.
Quand j'l'ai commencé, j'étais quelqu'un.
Maint'nant, j'suis la même mais j'ai changé.
Y a trop d'peines ici. Y a trop d'souvenirs, d'cigarettes à peine entamées, d'ciels bleus presque éclaircis, d'peau douce. Y a trop d'sourires, d'larmes, d'garcons. Y a trop d'moi et pas assez d'tout. Trop d'rien.
Pas assez d'couleurs et trop d'multicolores.
Des notes de musique à boire jusqu'à plus soif et mon évolution plein la tête.
Y a des étoiles un peu partout.
C'est comme une déménagement. On doit l'faire mais on a pas envie.
Pas envie d'quitter tout c'qu'on a construit, les gens qu'on aime et devoir recommencer avec les mêmes peurs, angoisses d'pas être aimé, d'pas réussir.
Et j'sais d'quoi j'parle. Par rapport à quelque chose. Quelqu'un. Et j'me tais là pour pas pleurer.
Alors moi aussi je déménage.
J'veux changer et avoir l'air frais qui tourbillone dans mes mots.
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